Dominique Wolton
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« La société de la connaissance qui se dessine n’est ni irénique, ni dépourvue d’antagonismes et de conflits d’intérêts. »
DW, Abondance et gratuité, pourquoi faire et jusqu’où ? , Revue Hermès n° 57, 2010

L’autre mondialisation

Flammarion, 2003, 211 pages, Version poche, Champs, Flammarion, 2004, Traductions étrangères

L'autre mondialisationAvec l’ouverture des frontières, la télévision, la démocratisation des voyages et, plus récemment Internet, le monde se serait mué en un gigantesque « village ». C’est, du moins, ce que veulent faire croire des industries de la communication plus puissantes que jamais : nous serions tous « citoyens du monde », multi-branchés, capables d’assimiler les héritages les plus divers, bricolant dans la bonne humeur une sorte de culture mondialisée. Rien de plus vain que cette prétention cosmopolite.

Pour affronter un monde toujours plus ouvert, et donc plus incertain, il faut au contraire être confiant dans son identité, prêt à se confronter à d’autres valeurs. Bref, avoir des racines. Ce n’est pas parce que l’Autre est aujourd’hui plus accessible qu’il est plus compréhensible, c’est même précisément l’inverse. Plus nos différences sont visibles, plus elles créent des tensions. Curieusement, alors qu’on ausculte à la loupe la mondialisation économique, on oublie de penser cette « autre mondialisation » dont dépendent pourtant la paix et la guerre de demain. À quelles conditions, donc, organiser au niveau mondial une cohabitation des cultures ? C’est la question centrale de ce livre et, pour Dominique Wolton, l’un des principaux enjeux politiques d’aujourd’hui. À contre-courant des idées reçues, il risque des propositions qui surprendront.

Extraits

« La culture, au-delà de celle des élites, c’est rappelons-le, l’ensemble des éléments d’une réalité passée ou présente, patrimoniaux ou dynamiques, qui permettent au plus grand nombre de se représenter le monde contemporain, d’y entrer et d’agir sur lui. »

« C’est en reliant la culture au social et au politique que l’on peut éviter les dérives identitaires. »

« L’Autre restait un objet ethnologique. En cinquante ans, l’Autre est devenu une réalité sociologique. »

« Sortir de l’occidentalisme ne doit pas faire oublier que l’universalisme y trouve ses racines. »


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