Dominique Wolton
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« (...) l’Outre-mer est une école de la diversité dont il faut éviter de faire un magasin de souvenirs, ou une machine à exclure. »
DW, Les Outre-mers, une chance pour la France et l’Europe, Revue Hermès n° 32-33, 2002

Sauver la communication

Flammarion, 2005, 220 pages, Version poche, Champs, Flammarion, 2007, Traductions étrangères

Sauver la communicationRéussir à communiquer est la grande question de notre vie. On cherche tous à y répondre et personne ne peut s’en passer. Elle est au cœur des rapports personnels, familiaux, sociaux, politiques et, de plus en plus, de la mondialisation. Pourtant elle est constamment dévalorisée, soupçonnée de manipulation, réduite aux paillettes, ou au commerce.

« La com » n’est pas synonyme de communication. Il a fallu des siècles de combat pour la reconnaître, et elle n’est authentique qu’entre des individus libres et égaux. C’est pourquoi elle est si fragile et indissociable de la démocratie.

Sauver la communication c’est admettre qu’elle est distincte de l’information, car elle concerne la relation, toujours difficile avec l’autre. Communiquer, c’est de toute façon aller au delà des messages et des techniques, aussi sophistiquées, et séduisantes soient-elles. C’est rappeler, modestement, obstinément, la dimension humaniste de la communication et accepter les risques de l’incommunication. C’est aussi critiquer les idéologies qui la portent, et tous ceux qui l’utilisent, sans vergogne, tout en la dévalorisant.

Sauver la communication, c’est finalement défendre l’idéal démocratique et comprendre que communiquer et cohabiter sont parmi les grands enjeux de paix et de guerre du XXIe siècle. La communication est toujours un pari sur l’autre. A l’heure de la mondialisation, où la fin des distances physiques révèle l’incroyable étendue des distances culturelles, elle est une valeur essentielle pour éviter que le choc des cultures n’entraîne la guerre des civilisations.


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